Bilan Inter GEM Rhône Alpes

JOURNEE INTER GEM

9 février 2008

 

 

PROGRAMME DE LA JOURNEE :

 

Table ronde autour du sigle GEM

Pause

Conclusion  de la table ronde

Pause déjeuné

Travail de groupe en atelier

Retour des différents ateliers

Conclusion

 

 

 

Les GEM ont connu une mise en place récente, destinée aux usagers en santé mentale. Les GEM sont en perpétuelle évolution.

 

Le thème de la discussion sera l’entraide mutuelle au travers de 4 ateliers :

-         accueil des usagers

-         engagement des usagers

-         relation professionnels et usagers

-         responsabilité des usagers

 

 

16 GEM présents :

-         arlequin (Lyon)

-         Gemotion (Lyon)

-         Gemini (Lyon)

-         Ose (Vénissieux)

-         GEM saint Etienne

-         Oasis (Chambéry)

-         Passage (nord Isère)

-         Iceberg (Lyon)

-         Le pas (Lyon)

-         Envol & compagnie

-         La passerelle (Montrevel en Bresse)

-         Espoir Forez (Montbrison)

-         ASMH (Jura)

-         Tendre la main

-         L’heureux coin (Grenoble)

-         La côtière (Montluel)

 

 

 

 

 

              I.   Le sens du sigle GEM

 

Groupe   d’Entraide   Mutuelle

 

GROUPE

Débat autour de la représentation du groupe pour tout le monde ;

 

Wikipédia : un groupe est un ensemble d’individus qui ont des points communs dans leurs attitudes et dans leurs façons de se comporter, et  qui va les différentier des autres groupes.

 

Pour le gouvernement, chaque mot est important. Un groupe lutte contre l’isolement, il s’oppose à n’être qu’un. Le groupe social peut être entendu comme ferment de l’évolution de l’humanité. Toute personne tend à créer un groupe pour se protéger. Les GEM sont la création d’un groupe parmi d’autres dans la société. Tout groupe à une fonction , une influence dans le caractère des humains.

 

On peut aussi définir le groupe comme une partie homogène d’un ensemble. Dans le GEM on est tous homogènes et tout le monde est important dedans. Tout les GEM sont homogènes, même si cela ne se voit pas,  et rassemblés aujourd’hui.

 

Existe-t-il des signes extérieurs d’appartenance à un GEM ? des signes qui font qu’on se retrouve dans un GEM ?

 

GEM Arlequin « le GEM n’est pas un lieu de soin, et c’est une spécificité qui doit rester comme ça, c’est dit dans la loi. Le GEM se défini par le négatif : avant d’être … les GEM ce n’est pas…. » « Le GEM c’est le plaisir de se retrouver ensemble et de s’exprimer sans étiquette, tout ce qui sera dit sera reçu pour ce que c’est sans se demander le sens des paroles »

 

Le GEM est donc le plaisir de la rencontre et de construire quelque chose. Se retrouver ensemble va permettre de construire des projets dans l’envie de rencontrer en ayant l’assurance d’être reconnu. Le GEM est un groupe librement constitué où chaque membre a le désir de se regrouper. Le ciment du GEM est la souffrance psychique : ceux qui viennent sont cimentés par ce parcours autour de la souffrance psychique, ils viennent poser ce parcours et tisser de la vie

 

Qu’est ce qui nous pousse à aller dans un GEM ? Que venons-nous trouver dans un GEM ?

 

« Le GEM permet de se retrouver avec des personnes qui ont le même vécu, qui peuvent le comprendre, c’est sortir pour voir d’autre choses »

 Il faut rappeler le but non lucratif défini par la loi de 1901.

« On se sent beaucoup plus fort car on n’est pas différents », « forts ensembles, dans la souffrance psychique, on partage nos expériences » : la notion d’appartenance est importante, de communauté et de solidarité 

« Le GEM c’est comme un tremplin, il permet de faire une pause face à la maladie, de passer à autre chose. C’est venir pour oublier et se consacrer à autre chose »

L’usager en santé mental est isolé ne serait ce  que par le soin médicamenteux.

 

Qu’est ce qui fait que d’une situation d’isolement on est venu dans un GEM ?

 

Le groupe doit vivre à travers des activités, des sorties, ce n’est pas un lieu de soin. Il est régit par la loi de février 2005 pour l’égalité de chance et la citoyenneté des personnes handicapées. Cette loi définit ce lieux de convivialité mais qui avaient une existence avant : c’est un besoin social avant la loi. Le GEM permet de compenser le handicap social qui peut naître du handicap psychique.

 

Le GEM est un groupe de personnes égales entre elles. Chacun participe à la même mesure à la vie du groupe.

« S’ouvrir aussi à la maladie des autres permet de retrouver confiance en soi »

 

Le GEM est un lieu de créativité : ce sont les membres qui créent les activités, chacun est libre des créer une activité acceptée ou non.

« Le GEM permet de prendre soin de soi, on est acteur, c’est le contraire des lieux de soins ».

 

Est-il difficile de faire la démarche de venir alors qu’on est dans l’isolement, la souffrance ?

 

Idée d’un partenariat avec les lieux de soins, les médecins, les lieux sociaux, idée d’un accompagnement par un soignant pour la première rencontre = idée très discutable

 

Le GEM est connu par le bouche à oreille, le réseau associatif. L’idée du partenariat avec d’autre structure pour ne pas renfermer le GEM sur lui- même

« Le GEM est une opportunité d’avancer »

 

Dans un GEM on est bénéficiaire et prestataire, « on ne fait pas que recevoir, on donne ».

 

Le GEM et ouvert à tous les citoyens qui ont le désir d’adhérer à un principe de solidarité, c’est un lieu d’homogénéité qui se fait par le désir d’accepter les différences.

 

® GROUPE : C’est parce que des personnes se rencontrent et partagent qu’elle trouvent l’envie d’avancer

 

ENTRAIDE & MUTUALITE

On peut remarquer une différence entre le GEM des villes et le GEM des champs, par exemple la distance rend difficile la venue de certains usager en campagne

« Se faire violence pour y aller mais se faire plaisir »

 

Dans le GEM on a une notion de destigmatisation de la maladie psychique : « dans les GEM, les personnes ont des points communs, c’est une façon de dédramatiser et de l’accepter »

 

Et la place du salarié ?

 

Les deux parties doivent se positionner et se redéfinir dans quelque chose d’expérimental

« On a des choses à faire ensemble »

 

Dans l’entraide on n’est pas dans l’assistance, on fait avec mais on ne fait pas à la place de…avec une notion de respect réciproque. C’est l’idée d’une mutualité au sein d’un groupe. Dans le GEM on reconnait sa maladie psychique et on reconnait l’autre (pair, société) et la possibilité que malgré cela on peut s’entraider.

 

® Se guérir en s’entraidant

 

Jusqu’où peut aller l’entraide ? Y a  t-il des limites ?

 

Le personnel professionnel permet d’avoir du recul et de calculer certaines choses. Le salarié est comme un fil conducteur, il doit avoir de la distance. Il est dans le groupe et en dehors du groupe, il est garant de la cohésion du groupe (importance que quelqu’un garantisse l’équilibre) . le professionnel est comme un partenaire du groupe mais en laissant de la liberté aux  usagers (le professionnel peut être appelé coordinateur). Le professionnel doit être discret et attentif à être proche des usagers pour permettre un envol, il travail du côté du renfort, de l’aide, de l’écoute, du partage.

 

® Le GEM est un lieu de réconfort dans la contradiction de négation du soin, et de la créativité (prendre soin de soi), contradiction entre venir dans un lieu pour personne malade et ne plus être reconnu comme malade = négation pour l’affirmation, compréhension, ressemblance, contre l’exclusion , l’étiquette

 

Y a-t-il des limites à l’entraide ? avec les usagers et entre les GEM ?

 

Il ne faut pas uniformiser les pratiques. La question se pose d’être salarié et usager à la fois, la question des obligations et des missions, il faut faire attention à la confusion des statuts. La coordination d’un GEM nécessite de la continuité, il faut être garant de cela. Mais il n’y a pas d’ostracisme ni d’obligation pour le choix du salarié mais il faut veiller à ne pas renfermer le GEM sur lui-même. Ce sera la décision du groupe.

 

N’est-ce pas se renfermer que de rester intra ou inter GEM ?

 

Il faut retenir la notion d’ouverture du GEM : se soulève la question de l’ouverture des locaux du GEM (durant les congés du salarié par exemple) : faut il donner les clefs aux usagers ou ne pas en donner pour ne pas créer de dépendance au lieu. Le GEM appartient aux membres du GEM et c’est à eux de tout faire pour que le GEM ne se renferme pas sur lui-même.

 

Le but d’un GEM n’est-il pas de s’en sortir ?

 

La parole est en premier  aux usagers. Mais il faut ouvrir le GEM à tout le monde. Les usagers doivent organiser en priorité les activité même s’ils ont parfois le besoin d’aide des salariés.

 

Le plus intéressant dans l’expérience des GEM est que les gens puissent en sortir d’où l’importance de l’entraide entre les citoyens et donc l’accueil de personnes non atteinte de maladie mentale, sans étiquette entre nous, aide à faire sortir les personnes de leur souffrance.

 

®   Il faut faire attention à ne pas tomber dans l’appartenance à un groupe spécifique.

 

CONCLUSION DE LA MATINEE

 

Le travail autour de la question du sens du sigle GEM

L’autonomie s’apprend avec les autres mais il y a parfois des pré requis : égalité, solidarité, respect et être acteur.

Accepter sa maladie, pouvoir en parler permet de destigmatiser la maladie mentale.

 

Rien ne sert de se soigner et de se guerir si cela ne permet pas de vivre comme un citoyen dans la société, la famille, le groupe social. Le GEM est comme un outils de soin, il permet de retrouver les capacité de vivre au sein d’un groupe.

 

Le GEM ne peut pas être un lieu d’enfermement : si on peut faire entre soi des choses, on peut les faire à l’extérieur

 

®    Les GEM sont un PASSAGE

 

            II.   Les ateliers de réflexion

 

L’ACCUEIL

 

Il n’y a aucune prescription médicale

 

Qui on accueille ? Quant on accueille? Comment on accueille ?

 

Certains accueillent toutes maladies mentales ou personnes en souffrance, certains GEM ont une souffrance psychique précise

Certains usagers veulent être accueillis au titre d’une maladie d’autres veulent effacer cette étiquette. Il faut retenir la notion d’entraide pour une personne qui pour différentes  raisons ne pourra être accueillies, cette décision doit être réfléchie au sein du groupe.

 

Comment arrive t -on au GEM, est ce que le GEM est un parcours ? faut-il être accueillir une personne non stabilisée ?

 

Il faut retenir la dimension de l’accueil d’une personne et non d’un patient. L’idée pour certain GEM d’une chartre ou d’un règlement signé par l’usager à l’adhésion. Il est soulevé la problématique des établissements de soin qui se reposent sur les GEM.

 

La communication sur le GEM : plaquette et journaux, affichage, réseau sanitaire et social, site internet, bouche à oreille.

 

®  Importance de l’adressage et non de la prescription

®  Principe de libre adhésion

 

La question de l’isolement, du transport et de la mobilité des usagers modifiant la dynamique de l’accueil (différence ville campagne).

 

Affichage à l’extérieur du local : montrer ou cacher la vitrine, mettre le nom de l’association, afficher les horaire, les plannings des activités, autre affiche de prévention

®  Soulève la question de la visibilité ou de l’invisibilité

 

Comment on accueille : visite des locaux, café, recevoir ou non dans un bureau, premier contact par téléphone, accueillir dans un temps  administratif ou un temps de présence du groupe. Des horaires d’ouvertures différents pour la ville et la campagne.

 

L’ENGAGEMENT DE L’USAGER

 

Le GEM ce n’est pas seulement payer une adhésion mais également un degré d’investissement, d’implication et de motivation. D’où la nécessité de respecter le degré d’engagement de l’usager selon son état psychique.

Nécessité de valorisation, d’échange des savoirs.

Il faut savoir que l’engagement peut être dans un temps donné.

 

LA RESPONSABILITE DE L’USAGER

 

Question de faire des binômes en cas de l’absence d’une personne du bureau, pour le partage des tâches, responsabilité du salarié à aider. Le partage peut se faire avec le salarié ou d’autres adhérents. Soulève le danger qu’un GEM soit porté par une seule personne car il serait responsable de la pérennité du GEM. Le GEM est porté par le groupe.

Il est de la responsabilité de l’association que de téléphoner au bout de quinze jours sans nouvelles d’un usager

 

RELATION PROFESSIONNEL ET USAGER

 

La relation salarié / usager n’est pas de type employeur/employé. Le salarié à une obligation de présence mais pas l’usager. Le salarié est tenu au secret professionnel.

Il n’y a aucune obligation dans les rapports salarié/ usagers (salutation et vouvoiement) . Il n’y a pas de rapport de supériorité mais la recherche d’un équilibre basé sur la confiance.

Question de la limite du lien salarié et usager (affectif / professionnel)

 

          III.   Synthèse de la journée

 

Organisation d’une autre journée ( pourquoi pas question du transgénérationnel, de la destigmatisation de la santé mentale)

 

En conclusion, importance d’une mutualité des GEM, si chaque GEM reste dans son coin, risque d’une institutionnalisation.

 

 

 

 

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